LES PÊCHES

La notice de 100 mots maximum est transmise par le pêcheur (le féminin est douteux). Pour une recherche plus ancienne vous trouverez nos choix d'ouvrages en Magasin


26 juin 2021

Fabio ANDINA (2021), Jours à Léontica, Éditions Zoé (251 pages)

Dans le décor grandiose et montagneux d’un village du Tessin, le narrateur, dont on sait peu de choses, va demander à son voisin, le Felice, de l’accompagner dans ses sorties matinales et mystérieuses au milieu de la forêt.

Pendant 9 jours et 9 chapitres, on va vivre dans le quotidien de ces deux hommes et des habitants du village, le tout dessiné par Fabio Andina avec une écriture sobre, mais minutieuse.

Un jour, une lettre avec un timbre mystérieux arrive pour Le Felice, alerte nonagénaire, taiseux mais au grand cœur.

La fin du roman est inattendue et très émouvante et il est difficile de quitter l’atmosphère envoutante de ce récit

(Pêche de Juliette PASCAL / 26 juin 2021)

Rachel KHAN (2021), Racée, Éditions de l'Observatoire (158 pages)

Rachel Kahn, actrice et écrivaine, est née d'un père Gambien et d'une mère d'origine juive polonaise. Elle revendique ce métissage et refuse absolument d'être emprisonnée dans le stéréotype de "personne de la diversité" au sens où ce terme est employé dans notre société. C'est la raison principale pour laquelle elle a écrit Racée.

Dans la première partie du livre, elle critique la pensée et les postures victimaires décoloniales ( avec une analyse sémantique fouillée qui ne manque pas d'humour des mots habituels qui les affirment.)

Dans la 2ème partie, elle définit les mots qui réparent.

Un argumentaire indispensable au vu de l'évolution de notre société.  

(Pêche de Brigitte SEYDEN / 26 juin 2021)

Leïla SLIMANI (2021), Le pays des autres, Éditions Gallimard, Coll. Folio (416 pages)

Au lendemain de la guerre Mathilde l'alsacienne épouse un soldat marocain qui a combattu pour la France et le suit au Maroc.

Elle va devoir s'adapter à une culture, une famille, un homme finalement différent de celui qui l'a connu.

Sa quête de liberté est un roman merveilleux, où elle va essayer de trouver une voie de liberté et d'émancipation

(Pêche de Éric GUILLAUMIN / 26 juin 2021)

John GRISHAM (2014), Le manipulateur, Éditions Pocket (477 pages)

Malcom Bannister, avocat noir du sud des États-Unis purge, suite à un délit en col blanc, ses 5 dernières années d’incarcération dans un établissement pénitentiaire dit de « basse sécurité ». 29

Il ne rêve que de s’évader et quand un juge fédéral, bien sous tous rapports, est assassiné avec sa maîtresse, il propose au FBI sa liberté contre le nom du tueur. 31

Excellent thriller, écrit par l’auteur de « La firme » et « l’affaire Pélican », avocat lui-même qui apporte une description intéressante du système judiciaire et carcéral Américain. Style de livre qui se lit avec plaisir à la plage où à l’ombre d’un micocoulier.

(Pêche de Véronique VIGIER / 26 juin 2021)

Gaëlle JOSSE (2021), Ce matin-là, Éditions noir sur blanc, Coll. Notabilia (224 pages)

Jusqu’à ce matin-là, Clara était une vaillante mais sa voiture qui ne démarre pas pour aller travailler, et la voici vacillante.

Cette petite goutte d’eau, qui va faire déborder un vase déjà plein, fait sombrer Clara dans un burn-out. Gaëlle Josse décrit cette chute avec sensibilité, par petits – voire très courts – chapitres en jouant avec les mots et la poésie.

Elle nous questionne sur les conditions de travail actuelles qui poussent à toujours plus de concurrence, de performance, ainsi que sur nos choix de vie.

Et que serait la vie sans l’amitié !  

(Pêche de Florence COSTE/ 26 juin 2021)

29 mai 2021

Julien GRACQ (2021), Nœuds de vie, Éditions José Corti, Coll. Domaine français (163 pages)

Julien Gracq, à un faible, toujours pour les livres divisés en chapitres, pour les chapitres titrés. Ici tout est souple, les thèmes et les formes s’entrecroisent. Ils sont poreux. Pourtant les petits cailloux sont là semés comme pierres précieuses. Pour que tu ne te perdes pas en chemin, les nœuds gordiens ici se dénouent à l’envie de notre lecture, aussi belle peut-être que remarquable, en tout point une position qui est aussi, je veux dire sous certains aspects qui n’ont pas été remarqués…

Cette lecture incite à prendre la plume… et presque aussitôt, la reposer. Car vous le savez bien amis lecteurs, littérateurs : « Ce qui n’a jamais été dit ainsi, n’a jamais été dit ».

Le vrai mystère du monde est bien dans l’invisible, le temps lui-même est bien le plus grand mystère et le lieu de toutes nos questions.

(Pêche de Jacques CULLIER / 29 mai 2021)

Edward HERMAN, Noam CHOMSKY (2018), Fabriquer un consentement, Éditions Investig'Actions (743 pages)

L’ouvrage Fabriquer un Consentement, construit autour d’une modélisation de la propagande, est une construction analytique qui permet d’expliquer le comportement des médias américains au regard des principales structures institutionnelles et relationnelles dans lesquelles ils fonctionnent.

Œuvrant pour le compte des puissants groupes d’intérêt qui les contrôlent et les financent, ils reçoivent des ordres du jour précis et des principes à faire valoir. Ce déterminisme et cette façon d’infléchir l’orientation des médias nécessitent une sélection d’un personnel politiquement aux normes, dont rédacteurs et journalistes doivent bien assimiler priorités et critères de ce qui doit être publié conformément aux besoins des institutions.

(Pêche de Michel FABRE / 29 mai 2021)

Sandrine COLLETTE, (2021), Ces orages-là, Jean-Claude Lattès (300 pages) 

Les romans de Sandrine Collette, noirs et puissants en suspense, nous entrainent toujours vers des lieux et des ambiances différents.

Dans celui-ci, son héroïne, Clémence est une jeune boulangère de 30 ans.

Elle fuit Thomas avec qui elle a eu une relation pendant 3 ans : « 18 mois pour le coup de foudre et 18 mois pour l’enfer ».

Avec un style rythmé, percutant et parfois poétique, l’auteur décrit la dualité de ce genre de situation, cette emprise. 

Dans un univers de solitude, Clémence se cache en essayant de se construire une nouvelle vie. Va-t-elle y arriver ? 

(Pêche de Florence COSTE / 29 mai 2021)

Alice CASADO (2021), Sois la bienvenue, Éditions Stock (237 pages)

Ce livre raconte l’histoire d’une famille à travers 3 générations de femmes. Il y a d’abord Malou, pupille de l’État. Ensuite, il y a Marcelle née de l’union illégitime entre Malou et René Char. Enfin il y a Alice, petite fille de Marcelle, déterminée à rendre leur dignité aux femmes de sa lignée. A travers cette histoire de réparation familiale il y a aussi une description précise de l’organisation de l’Assistance publique pendant le 20ème siècle. Ce livre est à lire, non seulement pour découvrir un autre visage de l’homme plus que du poète. Il est aussi à lire pour retrouver les pavés et les quai d’antan de L’isle sur la Sorgue.

(Pêche d'Estelle CONIL / 29 mai 2021)

Sylvain PRUDHOMME (2021), Les orages, Éditions Gallimard (172 pages)

13 nouvelles et autant de moments où l’auteur nous invite dans un dialogue permanent sur les mots, leur choix, leur résonnances dans des circonstances quelquefois dramatiques, mais douces aussi, bienveillantes toujours. Les personnages sont dignes et chaque histoire se termine par une virgule drôle ou suspensive. Il y a du parler dans ces interrogations sans point forcément. Quelque fois de très longues phrases. Le discret que je suis se reprend alors, reviens en arrière, se concentre, et repars de plus belles dans ce temps qui n’est pas celui de Chronos, mais d’une humanité du quotidien. Voir l'article de Maria FERRAGU sur Pages des Libraires.

(Pêche de Gilbert CONIL / 29 mai 2021)

Nicolas PUZENAT, (2021), Mégafauna, Sarbacane (92 pages)

Pour sa 2ème bande dessinée, Nicolas Puzenat nous propose une uchronie : une Terre que les Sapiens partageraient avec les Néandertaliens (ou Nors). Le héros, Timoléon de Veyres, un jeune médecin sapiens, est chargé d’une mission diplomatique après du prince des Nors. L’auteur invente un monde où ces derniers auraient préservé les grands animaux, comme les mammouths. Au fil de belles planches, la flore resplendit. Il nous emporte dans une aventure aux nombreux rebondissements : à la découverte d’une autre civilisation (rappelant parfois celle de Tolkien), un choc entre deux cultures où le pouvoir des femmes est bien différent.

(Pêche de Florence COSTE / 29 mai 2021)

17 avril 2021

Carlo ROVELLI (2019), L’ordre du temps, Flammarion, coll. Champs sciences (276 pages)

Carlo Rovelli a le don de rendre accessibles les implications philosophiques et pratiques des découvertes successives de la physique. La déconstruction des illusions, croyances et apparences concernant la perception du temps a pour objet, non la technicité de la théorie pure, mais l’actualisation dans la culture, des implications croisées de la physique, la philosophie, et des représentations que nous en avons. "Helgoland", son livre le plus abouti, tire les conséquences vertigineuses, sur la nature illusoire des apparences de la "Réalité", des avancées de la physique quantique. "Écrits vagabonds", le plus accessible, fait dialoguer poésie, art, philosophie et science, avec l’expérience.

(Pêche de Katherine DESPAX / 17 avril 2021)

Khaled HOSSEINI (2006), Les cerfs-volants de Kaboul, Editions 10/18 (405 pages)

Dans son premier livre, Khaled Hosseini, nous raconte l’histoire d’Amir, le fils d’un riche commerçant de Kaboul. Il a été élevé avec Hassan, le fils du domestique de son père. Mais en 1975, à la fin d’un combat de cerfs-volants, Amir ayant 12 ans, un drame se produit qui va bouleverser leur amitié. 

Avec une sensibilité qui ne laisse pas indifférent, l’auteur retrace la vie quotidienne en Afghanistan à partir des années 1970. Il dépeint avec justesse les relations entre les différents personnages, allant de la fraternité, en passant par la jalousie jusqu'à la dureté de l’exil.

(Pêche numérique de Florence COSTE / 17 avril 2021)

Khaled HOSSEINI (2009), Mille soleils splendides, Éditions 10/18 (411 pages)

C’est l’histoire de la soumission et du combat de deux femmes afghanes Mariam et Laila, qui ont presque 20 ans d’écart, mariées au même homme.

Malgré leur hostilité et rivalité au départ, elles créent entre elles un lien mère-fille et se réunissent contre la violence et la malveillance de leur mari, à la fin des années 90.

Pour moi, il s’agit d’un grand livre sur l’amitié, l’amour, le sacrifice, l’égalité et l’indépendance féminine. Dans son deuxième livre, Khaled Hosseini écrit avec autant d’empathie, de sensibilité et de justice au sujet des femmes qu’au sujet des hommes.

(Pêche numérique de Hélen QIN / 17 avril 2021)

 Déon MEYER (2018), L’année du lion, Seuil, coll. Points (705 pages)

Existe-t-il un roman d’anticipation qui ait imaginé une pandémie à coronavirus ? OUI, et dans celui-ci l’auteur a imaginé le pire, un virus qui décime une bonne part de la population. En Afrique du Sud, nous suivons l’aventure d’un jeune garçon (blanc) et son père, leur survie, combats, tentative de redémarrer (tout n’a pas été détruit) un monde nouveau, au sein d’une communauté qui se structure, à la fois démocratique et qui ne retomberait pas dans les travers et excès du monde précédemment décimé. Dans un style simple, dialogué et masculin, alternant avec des extraits d’un journal de bord où s’expriment diverses personnalités œuvrant à la reconstruction, autant de portraits de figures hautes en couleur, nous abordons donc un monde où tout n’est pas rose évidemment. Il est intéressant de voir ce que l’écrivain a imaginé (ou pas) des péripéties possibles dans pareil contexte, les techniques de survie, et surtout les questions posées sur la nature humaine. Pour les découvrir, malgré les longueurs.

Pêche de Catherine SANDJIAN / 17 avril 2021)

Jacques RAVENNE (2014), Les 7 vies du marquis, Fleuve Éditions (574 pages)

Ce livre est un bijou qui réhabilite un personnage méconnu et malmené du Vaucluse, le Marquis de Sade, seigneur de La Coste, Saumane et Mazan a laissé son nom à un adjectif ne reflétant pas sa véritable personnalité. C’est un être sensible et tourmenté, amoureux de la vie et de la nature. L’époque tumultueuse et sa vie débridée lui feront passer la moitié de sa vie en prison. Mais malgré ses « déviances » l’homme est attachant et fascinant.

Figure emblématique des mœurs de la fin du XVIIIème, le Divin Marquis traverse 5 régimes politiques qui lui vaudront des destins très différents et ces 7 vies imaginées par Fouché.

(Pêche de Véronique VIGIER / 17 avril 2021)

 

Delphine HORVILLEUR (2021), Vivre avec les morts – Petit traité de consolation, Grasset (222 pages)

Delphine HORVILLEUR se définit comme un rabbin « laïc ». Sa fonction est de conter la vie de personnes défuntes et de s’aider en cela de textes sacrés. On y découvre des histoires de vie étonnantes, riches d’enseignement.

Elle aborde la laïcité avec une grande clairvoyance et énonce « que l’espace de nos vies n’est jamais saturé de convictions pour garantir toujours une place laissée vide de certitudes. »

Elle a une grande empathie, humanité et tolérance. Son livre s’adresse à tous et pas uniquement à la communauté juive. Son texte fluide et très vivant nous appelle en permanence à la réflexion.

(Pêche de Chantal CREMISI / 17 avril 2021)

27 mars 2021

Jean TEULÉ (2020), Crénom Baudelaire, Éditions de Noyelles (477 pages)

Jean Teulé raconte sans concession et de manière très détaillée la vie de Baudelaire, avec parfois des précisions très croustillantes. On découvre un poète surdoué, capable d’écrire instantanément des vers magnifiques sur un coin de table. En revanche, l’individu, qui ferait le bonheur d’un psychiatre moderne, est totalement imbuvable et sans scrupules.
Paradoxalement, des amis comme Asselineau qui contribuera à la publication de son œuvre, sa compagne Jeanne ou son éditeur visionnaire qui se ruinera pour lui, lui resteront fidèles jusqu’à sa mort. Ce livre, parsemé de nombreux extraits des « Fleurs du Mal », nous transporte dans un 19ème culturellement très riche.

(Pêche de Véronique VIGIER et Brigitte SEYDEN / 27 mars 2021)

 

Sandrine COLLETTE, (2021), Ces orages-là, Jean-Claude Lattès (300 pages) 

Les romans de Sandrine Collette, noirs et puissants en suspense, nous entrainent toujours vers des lieux et des ambiances différents. Dans celui-ci, son héroïne, Clémence est une jeune boulangère de 30 ans. Elle fuit Thomas avec qui elle a eu une relation pendant 3 ans : « 18 mois pour le coup de foudre et 18 mois pour l’enfer ».

Avec un style rythmé, percutant et parfois poétique, l’auteur décrit la dualité de ce genre de situation, cette emprise.

Dans un univers de solitude, Clémence se cache en essayant de se construire une nouvelle vie. Va-t-elle y arriver ? 

(Pêche numérique de Florence COSTE / 27 mars 2021)

Avi LOEB (2021), Le premier signe d'une vie intelligente extraordinaire, Seuil (265 pages)

L'auteur est directeur du département d’astronomie d’Harward. En 2017, il a été observé un objet lumineux qui traversait notre système solaire. C’est le premier visiteur interstellaire que la terre soit parvenue à détecter. Sa forme, sa luminosité, sa trajectoire étant incompatibles avec un objet naturel. Avi Loeb a proposé l’hypothèse d’un objet artificiel appartenant à une civilisation extraterrestre. La majorité des scientifiques opposée à cette hypothèse n’ont pas pu cependant trouver une explication satisfaisante. Ceci nous conduit à une réflexion philosophique passionnante sur le monde scientifique et sur nos croyances.

(Pêche de Chantal CREMISI / 27 mars 2021)

Jean GIONO (2002), Un roi sans divertissement , Gallimard, coll. Folio (244 pages)

Giono a imaginé la vie d’un village de Haute Provence dans les années 1840 bouleversée par une série de tragiques évènements. Les paysans enfermés dans leur quotidien, leur horizon bloqué dès le clocher de l’église par la neige et le brouillard sont saisis de terreur. 3 hivers très rudes, 3 histoires, 3 narrateurs. Un héros : Langlois énigmatique et admiré de tous. Par opposition, le Hêtre, décrit magnifiquement par l’écrivain amoureux des arbres, l’arbre sans pareil conscient de sa beauté, se contente d’exister, en transcendant Le passage du temps.

Récit déconcertant par ses ruptures, son style surréaliste.

 (Pêche de  Claudine DUBLOIS / 27 mars 2021)

Hervé BELLEC (2020), Lulu tout simplement, Presses de la cité (314 pages)

Dans ce "road trip", l’auteur nous invite à suivre Baptiste, sexagénaire, veuf, musicien ne supportant plus son travail. Sur recommandation de ses filles, il entame, pour retrouver sens à sa vie, un pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle. En route, il rencontre Ludivine, une femme fantasque, anarchiste, provocante. Elle est "quéreur de pardons", C'est-à-dire elle fait des pèlerinages pour autrui. Baptiste, éprise par cette femme forte, l’accompagne de surprise en surprise à travers la Bretagne.

Ce roman plein d’humour et de poésie est agréable à lire d’autant plus qu’on y trouve maintes remarques aigres-douces sur les travers de société actuelle.
(Pêche de Claude KUFFER / 27 mars 2021)

Maurice GODELIER (2009), Communauté, société, culture, Trois clés pour comprendre les identités en conflits, CNRS
Éditions, Collection Débats (61 pages)

L’anthropologue a étudié les Baruya en Nouvelle-Guinée à une époque où ce peuple sans écriture et sans monnaie vivait comme au néolithique. Il a vécu des années avec eux, assez pour assister aux grandes initiations et se pose aujourd’hui une question essentielle : comment se fabrique une société dans l’histoire ? Il évacue les activités économiques et les rapports sociaux. Il avance que l’ordre social se fonde sur des faits imaginaires. Ces histoires que racontent les mythes, qui mettent en scène des rites et mobilisent toute société. Ces croyances permettent aux femmes et aux hommes de transformer les manières de vivre, de penser et d’agir, font culture.

(Pêche de Gilbert CONIL / 27 mars 2021)

27 février 2021

Li CHI (2011), Le show de la vie, Éditions Actes Sud (171 pages)Auteur « néo-réaliste », issue de « la littérature des cicatrices », très connue en Chine, Chi Li  décrit ici le combat de Célébrité, qui vend des cous de canard sur le marché de nuit d’une célèbre rue du Vieux Wuhan pour maintenir la pérénité de ses affaires, face à la bureaucratie chinoise mais aussi sa propre fratrie qui dépend d’elle et pourtant la critique sans cesse.

Or, grâce à sa bonne réputation, forte et pleine de bon sens, elle a pu ouvrir un petit restaurant adjacent et reste persuadée d’être la seule à vraiment assurer la sécurité financière de sa famille. Un roman plein de détails pittoresques sur la vie en Chine quand on est issu d’un milieu modeste, dans un continent qui se modernise et compose avec communisme et culture ancestrale. 

Pêche de Catherine SANDJIAN / 27 février 2021)

Odile DUTREY (2020), Vivantes, Des femmes migrantes racontent, L'Harmattan (126 pages)

Ce livre est un recueil de portraits de femmes migrantes, sans papier, sans adresse, sans emploi. Elles disent ou pas ce qui les a incité à partir (les conflits, les coutumes) racontent leurs parcours migratoires souvent très douloureux (violence, viol, machisme, poids des traditions). Elles arrivent en France dans un état de grande vulnérabilité, disent leur errance, leurs espoirs, la pauvreté, la solitude, sans titre de séjour pendant parfois des années. Chaque histoire est singulière. L'auteur, conseillère conjugale et familiale les reçoit au centre de planification, c'est là qu'elles peuvent faire un travail de réappropriation de la parole, se faire aider quant à des choix de vie importants. À noter le regard critique sur les politiques et les institutions, sur l'engagement des professionnels, la créativité de certains ou pour d'autres le retranchement derrière des textes de loi.

Ce texte questionne nos capacités d’accueil, d'empathie et d'aide auprès de ces femmes dont les croyances ou les désirs sont parfois si éloignées des nôtres.

(Pêche de Régine RYCKOORT / 27 février 2021)

Claude RÉGY (2002), L'état d'incertitude, Éditions Les solitaires intempestifs (157 pages)

 

 

Texte en attente

 

 

 (Pêche numérique de Jean-Michel GREMILLET / 27 février 2021)

Jacky DURAND (2020), Les recettes de la vie, , Gallimard, coll. Folio (224 pages)

Julien abandonné par sa mère à l’âge de 10 ans va passer une fin d’enfance et une adolescence aux côtés de son père admiré et chéri. Vie très rythmée par l’activité du papa-poule-patron-cuisinier du « Relais fleuri ». Mais le départ inexpliqué, sans au revoir de sa mère est une blessure ouverte. D’autant plus qu’en parler au père est hors de question. Il rêve de reprendre le flambeau mais son père ne veut pas.

Quelques personnages affirmés et truculents complètent ce tableau familial, agrémenté de recettes de cuisine, le tout compose un livre très chaleureux, et bien enlevé.

 (Pêche de  Claudine DUBLOIS/ 27 février 2021)

Jérôme VIDAL (2020), Lire et penser ensemble, Sur l'avenir de l'édition indépendante et la publicité de la pensée critique (101 pages)

L’auteur est directeur des Éditions Amsterdam à Paris qui publie des essais français, étrangers et des œuvres littéraires. Cette maison est distribuée par Les Belles-Lettres. Ce point de vue critique et vivifiant sur la crise actuelle de l’édition s’appuie sur 3 arguments : l’édition des manuels scolaires comme fabrique des non-lecteurs, la difficile traduction des textes étrangers, la révolution numérique qui tend à devenir monopolistique. Il en déduit la nécessité dans notre société d’une pensée radicalement (au sens d’aller à la racine) démocratique et anti-autoritaire en prise avec la situation contemporaine. Une pensée « DÉMOCRITIQUE ».
(Pêche de Gilbert CONIL / 27 février 2021)

David FOENKINOS (2019), Deux sœurs, Gallimard (191 pages)

 

Du jour au lendemain Étienne annonce à Matilde qu'il la quitte. L'univers de la jeune femme s'effondre. Dévastée elle est recueillie par sa soeur Agathe qui lui ouvre les portes de son petit appartement qu'elle occupe avec son mari et leur fille. Dans ce huis clos familial étouffant Matilde révèle peu à peu une nouvelle personnalité, inattendue et glaçante.

 

(Pêche de Noëlle ROCCHI / 27 février 2021)