MUSETTE DES LECTEURS

Dans la musette du pêcheur, il y a une multitude de petites choses essentielles accumulées avec l'expérience.

Et dans la musette du lecteur, on trouve quoi ?


Un pêche à la loupe...

 Après les visioconférences dues au confinement, la reprise du 28 mai 2020 a été l’occasion de mettre en lumière la diversité des façons de faire.

Le QUAI s’est construit sur l’idée de donner à entendre notre plaisir de lire dans la liberté du choix des ouvrages.

Comment chacun s’y prend pour présenter un livre en 5 minutes ?

Comme pour les notices dans les pêches, 100 mots permettent-ils d'en savoir un peu plus ?

Claudine a suivi pour sa pêche le Canard jusqu’au QUAI. Il lui restait à trouver le leurre de fond pour une biographie pleine de fiel et de dinguerie sur les Frères Goncourt. Car Jules et Edmond sont plutôt du genre à traîner dans la vase, à se nourrir des cancans et des ragots pour un journal malveillant sur le gratin littéraire au XIXème siècle. Miracle de la pêche en eau claire où le goût du luxe et des salons n’empêche pas de dépeindre les petites gens, de créer un prix pour les auteurs désargentés.

 

Brigitte s’attache à dépeindre avec précision, pour les passeurs du QUAI, une fario qui danse dans les algues. Elle est dans le vif de Caroline Fourest, qui dénonce dans Génération offensée une police de la pensée, ces petits lynchages ordinaires qui finissent par envahir notre intimité, assigner nos identités, et censurer nos échanges démocratiques. Nous essayons de lire au bout du regard de Brigitte, en vain. Ne lit pas l’eau qui veut ! Il souffle un vent de liberté quand le ton est donné par quelques extraits. Lecture faite dans les délais, la fario est aussitôt dans le panier.

 

Claude pose une première fois la mouche à la surface. La belle Hélène se montre à peine dans un reflet. Émouvant, il énonce une question forte : que reste-t-il de l’enseignement donné ? Deuxième élan du fouet sans réaction de l’arc-en-ciel. Cocasse, Claude raconte la faute d’accent dans une boulangerie de l'Isle. Troisième essai, concluant. La truite fait éclater son ventre blanc et se débat dans une gerbe d’eau. Intime, il livre une expérience professionnelle aux conséquences graves. L'ensemble va de soi à soi et montre que la lecture enrichit la vie et la vie enrichit la lecture.

 

Florence pratique la pêche dans des anses calmes à l’ombre des platanes. Elle laisse tourner patiemment son appât entre berge et courant. Lorsque son bouchon fait signe, elle serre son fil mais poursuit la description du Manuel de survie à l’usage des jeunes filles. Florence a l’art de ferrer sa proie avec une phrase extraite de l’ouvrage « Ça avait l'air facile de tuer un lapin. Je n'en avais jamais tué. Ni quoi ce soit d'autre à part Robert. » Et lorsqu’elle présente son ouvrage dans la lumière, n’est-ce pas tout à la fois le poisson et nous-mêmes qu’elle a ferré ?

 

Jean-Louis pêche au vif avec un vairon plus vrai que nature qui cache un redoutable triple hameçon. Il faut au moins ça pour le dernier Frégni, car l’auteur est connu pour ses ateliers d’écriture dans les prisons. Il en parle dans un court texte étonnamment sous-titré l’oubli des rivières : « Quand je m’assoie au bord d’une rivière et que je regarde bondir cette eau vivante sur les galets verts, ocre et bleus, je suis encore heureux. (...) Qu’avons-nous fait pour avoir oublié que le bonheur est au bord des rivières ? » Bien vu, le Dernier arrêt avant l’automne est en vitrine.

 

Jacques présente un livre comme une manière d’être. Sitôt l’ouvrage de Simone Weil dans sa main et deux mots sur l’Odyssée d’Homère pour promouvoir l’Iliade, qu’il extrait déjà de ces premières proies Albert Camus. Et de dire avec Camus que la vraie générosité envers l’avenir est de tout donner au présent. Le QUAI réclame de mieux l’entendre ?... Jacques se redresse et dessine dans l’air ses arguments par La guerre du Péloponnèse de Thucydide, Sylvain Tesson et Daniel Mendelsohn sur l’Odyssée. Jacques fait sa règle de Troie avec 10 auteurs pour un ouvrage. Dans l’ombre de Simone, il y a encore Jacqueline de Romilly, La Boétie et Dostoïevski.

 


Le MacLivres de Gilbert

 

 

 

Le tout nouveau MacLivres reconditionné de Apple !

Mémoire déposée sur planches de cyprès pour gestion des piles avec nouvelle mobilité  sur roulettes multidirectionnelles.

Accès direct aux ouvrages et exposition des lectures sans fils.

Ventilation naturelle et remise à jour permanente par téléchargement à partir d'une librairie indépendante.

Modèle unique.

"J’ai très envie de lire le dernier livre d’Anna HOPE, Nos espérances publié chez Gallimard et je me dis qu’un titre comme ça ne peut amener que du bon en ce moment ! J’ai envie de lire sans contrainte pour une fois, de ne lire que ce qui me fait vraiment envie"

(lire en téléchargeant l'article ci-dessous)

Télécharger
Maria Ferragu - PAGE.pdf
Document Adobe Acrobat 204.2 KB

Une des sources de Claude

Claude est abonné à PAGE. Il choisit ses livres à partir des articles que les libraires écrivent dans cette belle revue. En particulier lorsque Maria écrit l'article... ce qui était le cas pour la pêche du 23 janvier 2020.

Le texte de Noëlle

"La cuisine est porteuse de valeurs et de sens.

La beauté des plats qui rend hommage au travail passé et au partage à venir..

La préparation d'un repas seul, seule ou entre amis.

La cuisine d'une maman pour ses enfants, par sa généreuse abondance peut refléter la profondeur de l'amour maternel.

Les saveurs délicates donnent l'occasion de félicitations, de remerciements et, finalement de récits car al cuisine raconte beaucoup. La famille tout d'abord, les recettes abondent de grands-mères aimantes, de mères nourricières, de pères attentifs ou gourmands.

La cuisine raconte aussi les origines, les racines, les pays quittés que l'on fait revivre à coup d'épices.

La cuisine parle également de transmission, d'éducation, de gestes appris que l'on enseigne à ses enfants ou à ses amis, de goûts que l'on veut partager."

Écrit par Noëlle et lu pour sa pêche du 23 janvier 2020 en appui à la présentation de son livre.

La bibliothèque de Florence

Visite de courtoisie ce jeudi de mi-juin 2019 entre 12 H et 13 H à la bibliothèque d'entreprise d'Etex France BP à Avignon (ex Plâtres Lafarge). La bibliothèque a été créée il y a 10 ans et plus de 3000 livres constituent aujourd'hui un fond à disposition des 300 salariés du site. Elle est ouverte 2 fois par semaine et organise des évènements ponctuels. Des nouveautés régulières pour une centaine de lectrices et lecteurs. Chacun peut ainsi emprunter un ouvrage et aller s'installer immédiatement dans la salle de détente qui jouxte la bibliothèque. Une belle dynamique et des relations fort sympathiques.

Claude et ses notes de lecture

Télécharger
Article Dauphiné Libéré du 21 mai 2019
Vaucluse-Matin-2019-05-21.jpg
Image JPG 269.9 KB