Sciences et Techniques

Laurence DECRÉAU (2018), Tempête sur les représentations du travail, Manuel-intellectuel, voie pro-voie générale, col bleu-col blanc, Presses des Mines (128 pages)

Pour les parents qui se questionnent sur l'orientation des enfants dans le système scolaire, cet ouvrage permet d'apprendre beaucoup sur la filière technique et la voie générale.

L'auteure fait l'histoire de cette séparation entre ce que fait la main et l'action déclenchée par l'esprit. Les catégories qui en découlent expliquent par exemple dans l'Encyclopédie des Lumières les Arts libéraux et les Arts mécaniques. Mais de cet héritage, comment accepter aujourd'hui que le travail manuel soit autant dévalorisé ? Au point que les enfants ou les jeunes qui se dirigent vers des métiers techniques seraient inaptes à la voie d'enseignement général ? D'où vient cette valorisation si française de l'esprit au détriment de la main ? Pourquoi perdure-t-elle avec son cortège de conséquences néfastes économiques et sociales ?

(Pêche de Gilbert CONIL / mai 2019)

Nicolas HULOT (2004), Le syndrome du Titanic, Calmann-Lévy, (242 pages)

Nicolas Hulot a parcouru notre planète sous toutes ses latitudes. Il est vrai qu'à l'époque d'Ushuaïa Nature, célèbre émission de TV qui réunissait régulièrement plus de 7 millions de téléspectateurs, son impact carbone en parcourant la planète de toutes parts n'était pas sa préoccupation première. C'est peut-être lors de ses nombreuses pérégrinations qu'il prît conscience que cette planète était un espace exigu, aux équilibres précaires. Ce livre, sorti en 2OO4 était un ultime cri d'alerte avant de céder au désespoir. "Nous devions tous, riches comme pauvres, modifier immédiatement notre comportement pour faire "mieux avec moins" et mettre l'écologie au centre de nos décisions individuelles et collectives sous peine de sombrer tous ensemble. Je ne suis pas né écologiste, nous dit-il, je le suis devenu ". Aujourd'hui, les problématiques environnementales apparaissent au niveau mondial, les unes après les autres en cascades... Mais n'est-il pas trop tard ? À quoi a-t-il servi d'avoir raison trop tôt ? L'heure n'est plus aux questions mais à l'action.

(Pêche de Noëlle ROCCHI / 11 avril 2020)

Didier RAOULT (2020), Épidémies, Vrais dangers et fausses alertes, Michel Lafon (172 pages)

Didier Raoult a une large perspective en didacticien ou vulgarisateur d’un savoir d’expérience centré sur son champ de compétences, transmettant des analyses, des clés, des méthodes sans confusion de plans ni de genres, avec une logique rationnelle, des exemples documentés. À l’histoire de ce dégagement de peurs irrationnelles, croyances passionnelles, turpitudes ou arrangements cupides, on comprend comment la science émerge d’un combat incessant contre l’ignorance, les apriori, idéologies, intérêts économiques, politiques ou personnels, résistances au changement, la bureaucratie ou la banalité des passions humaines. Ce n’est que dans les 7 dernières pages que le loup sort du bois et l’auteur de son champ de compétence, nous livrant des réflexions sociologiques et philosophiques dont les paradigmes sont le film Matrix, « Simulacres » de Philip K Dick et la sagesse populaire de Pierre et le Loup. On dirait que c’est ce loup de mer qui est brillant… Est-ce si dérangeant que ce savant soit marseillais, qu’il puisse avoir quelque raison et même, n’en déplaise aux contempteurs, quelque sagesse ?

(Pêche de Katherine DESPAX / 17 septembre 2020)

Hubert REEVES (1998), Compagnons de voyage, Seuil (144 pages)

Cet astrophysicien talentueux nous embarque à la découverte de ces Compagnons : Qui sont-ils ? Comment sont-ils là ? Il tente un survol d’une histoire, celle de notre mystère, le mystère de notre existence. Nous partons à la découverte du Cosmos, de sa création, de son devenir ?Ouverture pour le lecteur d’une fenêtre sur l’Univers et de ces Compagnons qui sont les nôtres, auprès desquels, nous devons nous rapprocher… lors de la brièveté de notre Voyage.

(Pêche de Elisabeth BILLIOQUE / 25 avril 2020)