Policiers/Thrillers

Marion BRUNET (2018), L'été circulaire, Albin Michel (272 pages)

Pourquoi lui ? Parce qu'il parle d'une sorte d'envers du décor du Luberon... La face non mise en avant à l'office du tourisme ... Protagonistes des alentours de Cavaillon, des scènes à l'Isle .... Je l'ai acheté pour voir comment une jeune auteure née ici sent le territoire... sur lequel je m'interroge... Roman sur adolescents et familles de milieux modestes d'ici, sur la reproduction.... Ma lecture est très subjective, liée à mon propre parcours, possible que d'autres lecteurs ne ressentent pas autant que moi... l'inéluctable !

(Pêche de Catherine SANDJIAN / Décembre 2019)

Marion BRUNET (2020), Vanda, Albin Michel (240 pages)

Marion Brunet, originaire de la région, revient après "L'Été circulaire", avec un nouveau roman social noir.

Dans Vanda, elle décrit l’histoire, le combat quotidien d’une jeune femme, qui élève seule son fils de six ans. Femme de charge à l’hôpital psychiatrique en contrat précaire, ils vivent dans un cabanon de pêcheurs en bord de mer à Marseille. L’amour fusionnel avec son fils est mis en question le jour où le père biologique réapparaît.

Ce roman nerveux, rythmé aborde les sujets d’actualité : précarité, chômage, gilets jaunes, "violences policières", avec des femmes fortes, courageuses et parfois ambivalentes.

(Pêche de Claude KUFFER / 23 juillet 2020)

 Hannelore CAYRE (2020), Richesse oblige, Éditions Métailié (224 pages)

Comme « Les Bourgeois » d’Alice Ferney, voici une saga familiale, à cette différence que nous voilà embarqués tambour battant dans le suspense d’une enquête généalogique prétexte à (re)visiter les contextes divers où le particulier se trame au sein de la grande Histoire, du remplacement militaire de 1870 à l’art contemporain branché, sur un ton énergique et décomplexé conférant une illusion hyper-réaliste à une transversalité magistralement documentée. Le ressort d’une accroche aussi percutante de questions sociétales et de choix cruciaux d’économie politique tient dans ce talent du verbe à s’affranchir transgressivement des évidences et des idées reçues, et restituer une profondeur d’expérience et d’observation concentrée dans la justesse et l’acuité du détail.

(Pêche de Katherine DESPAX / 13 août 2020)

Jacques EXPERT (2016), Hortense, Le livre de poche (319 pages)
Paris, mars 1993, Hortense, une fillette de 2 ans et demi est enlevée. Dès le début, sa mère, Sophie, nous apprend que le kidnappeur n’est autre que le père biologique d’Hortense qui les avait abandonnées, avant la naissance de cette dernière. 22 ans plus tard, Sophie rencontre une jeune fille qui pourrait bien être sa fille disparue.
Après ces années de solitude, elle va essayer de reprendre contact avec elle. Jacques Expert nous plonge dans cette quête menée par une mère exclusive, dans un suspense captivant. Au fil des pages, nous cherchons la vérité, en essayant de ne pas nous laisser manipuler.

(Pêche de Florence COSTE / mai 2019)

Jérémy FEL (2018), Helena, Rivages (800 pages).
Norma a trois enfants. Elle prépare sa petite dernière, Cindy, a un concours de petite miss.
Hayley aussi se prépare, mais a un tournoi de golf.
En partant s'entrainer, pas de chance, sa voiture tombe en panne au beau milieu de la
campagne Américaine du Kansas. Et le destin de ces deux femmes vont se croiser.
Nous sommes emportés dans une spirale infernale. Même si Jérémy Fel alterne les chapitres avec le point de vue des différents protagonistes, le suspense reste entier et m’a fait tourner les pages fébrilement. A la recherche d’Helena…

(Pêche de Florence COSTE / mars 2019)

Pierre LEMAÎTRE (2009), Robe de marié, Calmann-lévy, 276 pages

Avant d’être un écrivain primé, pour son roman historique « Au revoir là-haut », Pierre Lemaitre a écrit des livres policiers et des thrillers. Robe de marié fait partie de cette dernière catégorie.
Sophie est baby-sitter et un matin, elle retrouve le petit garçon dont elle s’occupe mort, assassiné. Tout porte à croire qu’elle l’a tué, même si elle n’en a pas le souvenir. Elle va choisir de s’enfuir. Alors commence une vie de fugitive, au bord de la folie. Pierre Lemaître arrive à nous confiner dans une ambiance stressante à souhait.
En interview, l’auteur a déclaré qu’il n’écrira plus de livres policiers, mais j’espère qu’il nous fera encore frissonner avec des thrillers.
(Pêche de Florence COSTE / 4 avril 2020)

Dror MISHANI, (2020), Une deux trois, série noire Gallimard (329 pages)

Faute de partir voyager à l’étranger, actuellement, il nous reste les livres. Grâce à ce thriller, nous allons découvrir la quotidienne de 3 femmes de la région de Tel Aviv, de milieux sociaux différents.

Comme il s’agit de ne pas trop révéler l’intrigue, voici juste la première héroïne : Orna. Divorcée, elle s’inscrit sur un site de rencontre. Elle va alors faire la connaissance de Guil. Je vous laisse découvrir comment va évoluer leur relation. L’auteur se débrouille pour nous happer et nous manipuler jusqu’au dénouement, bien surprenant.
Conseil : Ne lisez pas la 4ème de couverture, elle divulgache les 2/3 du livre ! 

(Pêche de Florence COSTE / 13 juin 2020)

Georges SIMENON (1996), Le chien jaune, Le livre de poche (183 pages)

Maigret vient d’arriver à Concarneau et va enquêter sur une série d’évènements qui mettront la ville en émoi. Tentatives de meurtre, suicide, disparition, etc.

A chaque fois on retrouve sur place les larges empreintes du suspect ( ?) et les traces « d’un horrible chien jaune haut sur patte très maigre avec une grosse tête » qui finira lapidé par la collectivité sur la place publique.

De tous temps le jaune est la marque de l’infamie collée à ceux dont on se méfie et que l’on veut mettre à l’écart. Le chien jaune catalyse l’aversion et l’inquiétude d’une ville.

Simenon décrit l’ambiance d’une période noire et remplie d’incertitudes : chômage, grèves manifestations diverses . On est en 1931.

(Pêche de Jean-Louis DAVY / juillet 2019)

Xialong QIU (2019), Il était une fois l'inspecteur Chen, Seuil/Points (240 pages).

La narration littéraire laisse souvent remonter à la surface des eaux glauques de l’histoire les miasmes qui s’y cachaient. Les sables mouvants de la révolution culturelle de la chine de MAO ZE DONG ont englouti vies et rêves. Des émotions liées à la finesse du récit, CHEN trouvera leur expression en démêlant le vrai du faux avec subtilité, perspicacité et l’âme du poète prenant soin de ne faire perdre la face à qui que ce soit… Nombre de chinois ignorent encore aujourd’hui la tragédie qui s’est jouée à Tian’anmen.

 QIU a fui la Chine. La réflexion sur l’influence exercée sur quelqu’un à son insu, offre un effet totalement inattendu…Que l’on tente de remonter à la source de l’inspiration et parfois, il apparaît que le modèle était bien différent du tableau.

(Pêche de Jacques CULLIER / août 2019)