Poésie

Laurent GAUDÉ (2019), Nous l'Europe, Banquet des peuples, Actes sud (208 pages)

Nous, nous sommes citoyens d’entrée de jeu…

Oublieux de notre passé immense et d’un monceau de ruines.

Oublieux de nos regards curieux, aujourd’hui endormis.

Accolés à nos tragédies que rien en raison ne justifiaient …Et les horreurs !

Oublieux de nos lumières éclairant le monde…

Mais l’Europe c’est aussi Racine, et Shakespeare, le second peut par contraste montrer la pudeur et Racine suggérer le désordre grâce à son fond de goût.

La langue de l’un est toute en nuances, le théâtre de l’autre effroyablement moderne.

Cet écrit est donc un poème d’une seule main, qui n’attend de cette péninsule et de ses peuples attablés, que d’autres poètes se lèvent … comme s’est levé Victor Hugo en 1849… Comme s’est battu en guerre Albert Camus …Toujours lui, à jamais : « Notre Europe est une aventure que nous continuerons de faire, malgré vous, dans le vent de l’intelligence »

(Pêche de Jacques CULLIER / juin 2019)

PÉTRARQUE, Traduction de Yann MIGOUBERT (2011), L’Ascension du Mont Ventoux, Éditions Sillage (48 pages)

Lettre écrite à l’issue de cette ascension où non seulement Pétrarque découvre un lieu, un paysage mais aussi son esprit capable de s’élever . . ; il médite alors sur le manque de sagesse des hommes.

- « Aujourd’hui mû par le seul désir de voir un lieu réputé pour sa hauteur, . .»
- « . . . est-il possible de gagner les hauteurs en descendant ? »
- Au faîte, contemplation. ..

Soudain, cette réflexion de Saint Augustin : « Et les hommes vont admirer les cimes . . , les vagues . . . . et ils s’oublient eux-mêmes. »

(Pêche numérique d'Élisabeth BILLIOQUE / 10 décembre 2020)