Retour sur la rencontre avec Cécile Coulon

Une rencontre autour de son roman Une bête au paradis, paru chez L’Iconoclaste en 2019

et son recueil de poésie Noir Volcan, édité par Le Castor astral en février 2020.

Maria Ferragu a accueilli avec un plaisir évident l’auteure Cécile Coulon, son dernier roman étant le coup de cœur de toute l’équipe de la librairie. Le septième roman de cette jeune écrivaine, née en 1990, a reçu le Prix littéraire Le Monde pour la ‘noirceur de ce conte cruel et la beauté sèche de son écriture’. Elle y raconte l’histoire d’Emilienne qui dans sa ferme isolée, appelée le Paradis élève seule ses deux petits-enfants, dont Blanche, qu’on suit de ses 5 à ses 85 ans. Elle décrit dans ce roman noir le travail, la fatigue, les désirs, les amours, les passions, les renoncements, les corps de femmes radicales liées à la terre.

 

Pour l’auteure, le lieu est souvent l’inspiration, le point de départ de son roman. Ainsi, la ferme isolée est celle de sa grand-mère maternelle dans la Corrèze, où elle a passé ses vacances pendant l’enfance. Ce lieu du roman existe donc bel et bien, l’histoire toutefois est, selon Cécile Coulon, pure fiction.     

 

Elle structure son roman en décrivant dans le premier chapitre la fin de l’histoire et en entrainant ensuite le lecteur dans le récit de façon qu’il oublie la fin annoncée. Elle intitule cependant chaque chapitre d’un verbe d’action comme ‘Faire mal’, ‘Protéger’, ‘Construire’, ‘Venger’, ‘Vivre’, … ce qui permet au lecteur d’entrevoir toute l’histoire.

 

Tandis qu’elle écrit ses romans uniquement le matin, elle se permet avec les poèmes de ralentir le temps, d’écrire à tout moment de la journée. Sa poésie est empreinte de révolte, mais aussi de bienveillance et de douceur. En lisant deux de ses poèmes (Le nouveau monde et après ainsi que Je ne reste pas longtemps), elle a partagé avec le public présent ses observations sur l’existence. De même que, et non sans humour, ses récentes ruptures professionnelles et personnelles.